AREVA au Niger, plus que quelques semaines pour agir !

Niger - Areva
21/01/2014

Négocier ses impôts pour payer le moins possible tout en exploitant les richesses naturelles d'un des pays les plus pauvres au monde... C'est ce qu'AREVA, poids lourd du nucléaire français -et détenue à 80% par l'Etat français- est en train de faire au Niger.

Pour des négociations transparentes et justes, signez notre pétition !

Passez à l'action

Alors que le Niger est le 4è producteur d'uranium au monde, lepays est dernier dans l’indice de développement humain des Nations unies. Autant dire que la population est loin de profiter des ressources naturelles du pays. Parmi ces richesses naturelles, l’uranium, qu’AREVA exploite depuis plus de 40 ans, en bénéficiant d’un régime fiscal particulièrement avantageux.

Les contrats qui fixent les conditions d’exploitation de l’uranium nigérien parla multinationale française se terminaient le 31 décembre 2013. Mais pour la suite, rien n’a été décidé et AREVA continue de négocier ses nouveaux contrats toujours dans la plus grande opacité (pourquoi permettre à la population d’avoir son mot à dire ?).

Depuis le lancement de notre étude sur la renégociation de ce contrat et notre pétition fin novembre, nous avons réussi à attirer l’attention des médias sur ce combat digne de David contre Goliath (voir ci-dessous quelques exemples). Plusieurs député-e-s se sont également mobilisé-e-s sur le sujet et ont directement interpellé le gouvernement sur la question. Des milliers de citoyens et citoyennes se sont mobilisés pour interpeller AREVA et ses dirigeants.

Mais AREVA reste muet sur les négociations. Des informations contradictoires circulent. Début janvier, AREVA a mis ses mines à l’arrêt. Opération de maintenance classiqueou moyen de pression ? AREVA affirme que payer les impôts prévus par la loi nigérienne compromettrait la rentabilité des mines. Pourtant la production serait déjà quasiment vendue jusqu’en 2016.

Au Niger, la société civile se mobilise. Des manifestations ont eu lieu à Niamey fin décembre. "Nous ne pouvons pas accepter le chantage d’Areva, la loi de 2006 doit s’appliquer, et la mobilisation au Niger s’élargit à l’ensemble de la société civile, aux syndicats, aux associations, pour pousser le gouvernement à ne pas céder", clame Ali Idrissa, du ROTAB (Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire), partenaire d’Oxfam dans ce combat pour plus de justice.

Dans quelques semaines, le contrat entre AREVA et le Niger sera signé ; ne baissons pas les bras !

Pour des négociations transparentes et justes, signez notre pétition !

Passez à l'action

 

Parmi les médias qui ont parlé de notre action : le Monde, France inter, la Croix, Mediapart, l'Humanité, RFI, Jeune Afrique, les Echos, le Guardian... et beaucoup d'autres !

Le Président nigérien Issoufou a même été interrogé sur le sujet par le Monde lors de son passage à Paris en décembre dernier.


Cet article a été produit avec le soutien financier de la Commission européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité d'Oxfam France et ne reflète pas nécessairement les positions de la Commission européenne et de ses services.