Au Zimbabwe, l’énergie solaire améliore la qualité de vie des communautés locales.

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Une femme membre d’un centre agricole montre sa lanterne solaire (Zimbabwe)
05/04/2018

Oxfam a mené pendant 4 ans (2012-2016) un projet d’installation de panneaux solaires dans trois régions rurales du Zimbabwe qui a permis d’améliorer considérablement le quotidien de 19 000 habitants dans trois domaines :

• L’électrification de trois cliniques
Auparavant, les cliniques n’avaient accès ni à l’électricité ni à l’eau potable. Les femmes enceintes devaient apporter leurs propres bougies au moment de l’accouchement mais le coût (1$) représentait souvent un obstacle si bien que de nombreuses femmes préféraient accoucher chez elles ou attendaient la dernière minute pour se rendre à la clinique, se mettant en danger. Grâce à l’installation de panneaux solaires, les salles d’opérations sont désormais éclairées et les vaccins et médicaments peuvent être stockés au réfrigérateur ; une pompe à eau fonctionnant à l’énergie solaire a aussi été installée. Les résultats ont été spectaculaires : les cliniques ont noté une augmentation significative (jusqu’à 50 %) du nombre de femmes qui viennent y accoucher.
Ce résultat est d’autant plus probant que seul un tiers des hôpitaux en Afrique subsaharienne ont une alimentation fiable en énergie.
L’électrification de deux écoles grâce à l’installation de panneaux solaires, les conditions d’études des élèves ont été transformées : ils peuvent rester étudier après la tombée de la nuit et utilisent des ordinateurs connectés à internet, ce qui permet de télécharger des manuels et des livres, à moindre frais. Le nombre d’élèves passant au niveau supérieur a d’ailleurs considérablement augmenté. Les professeurs se réjouissent aussi de l’amélioration de leurs conditions de travail.
 
Le renforcement d’un système d’irrigation agricole grâce à des pompes à eau fonctionnant à l’énergie solaire dans une région du Zimbabwe connue pour ses faibles précipitations. Ce système permet au réservoir de se remplir tout seul, ce qui facilite le travail des agricultrices. Elles n’ont plus besoin de faire des dizaines d’allers-retours jusqu’aux puits voisins pour arroser leurs plantations, ce qui pouvait leur prendre jusqu’à 6 heures par jour. Par ailleurs, elles économisent le coût du diesel qui permettait à la pompe de fonctionner auparavant. Oxfam a noté une augmentation des revenus des communautés, en particulier des foyers les plus pauvres.
 
Afin d’assurer la viabilité à long terme du projet, un « kiosque énergétique » solaire a été installé dans chaque communauté pour recharger les lampes et les téléphones portables.
Les recettes collectées servent ensuite à financer la maintenance du système ou à acheter d’autres équipements. Une des communautés a par exemple décidé d’acheter pour la clinique de Mazuru une « valise solaire » contenant des lampes solaires, des prises électriques et du matériel médical, ce qui permet au personnel de travailler la nuit.