Réponse de la Société Générale à notre rapport « Les banques françaises spéculent-elles toujours sur la faim ? »

24/02/2015

A l'occasion du lancement de la campagne Banques : la faim leur profite bien, en février 2013, Oxfam France a été amenée à entamer un dialogue avec les principales banques françaises. Le dialogue s’est poursuivi dans la durée, et de nouvelles rencontres ont pu avoir lieu avant la sortie du rapport "Les banques françaises spéculent-elles toujours sur la faim" ».

A la veille du lancement du rapport "Les banques françaises spéculent-elles toujours sur la faim", Jean Michel Mepuis, Directeur Développement durable et RSE de la Société Générale, a adressé un courrier officiel à Oxfam France que nous mettons, à sa demande, en ligne sur notre site (voir le PDF à la fin de cet article).

La Société Générale se félicite d’avoir fait preuve de transparence en communiquant à Oxfam France la liste des fonds UCITS ainsi que le montant des expositions aux matières premières agricoles. Oxfam France accueille très positivement cet effort de transparence, mais demande à la Société Générale d’aller plus loin en publiant immédiatement toutes les données concernant les fonds indexés entièrement ou partiellement sur les cours des matières premières agricoles. Cette demande a été adressée à toutes les banques françaises, et la Société Générale pourrait faire preuve d’exemplarité à appliquant la première cette recommandation.

La Société Générale confirme également qu’elle a bien respecté les engagements pris après la publication du premier rapport d’Oxfam France en Février 2013. Ainsi, la banque a bien fermé certains fonds exposés aux matières premières agricoles et s’est abstenue d’ouvrir de nouveaux fonds du même type. Cependant, cela n’est pas suffisant. La Société Générale continue à proposer à ses clients des produits spéculatifs toxiques qui mettent en péril le droit à l’alimentation des populations vulnérables. Oxfam France lui demande, comme aux autres banques françaises, de fermer immédiatement l’ensemble de ses fonds indexés, même partiellement, sur le cours des matières premières agricoles.

Enfin, la société Générale explique que les deux fonds identifiés dans le rapport d’Oxfam France qui sont commercialisés par des gestionnaires extérieurs et vendus par la banque ont été retirés de son univers d’investissement en 2014. Oxfam France se félicite que la Société Générale aie décidé de ne plus commercialiser ces fonds, et lui demande de prendre des engagements de long terme. Aucun fond exposé aux matières premières agricoles, qu’ils soient gérés par la Société Générale elle-même ou par des gestionnaires extérieurs, ne doivent plus être commercialisés par la banque à l’avenir. Ces engagements doivent apparaitre dans la politique sectorielle agricole de la banque.