Plan d’action contre le harcèlement et les abus sexuels : où en sommes-nous ?

Oxfam s'engage à éradiquer le harcèlement et les abus sexuels
23/08/2018

Les comportements sexuels répréhensibles adoptés par certains membres du personnel d’Oxfam en Haïti et ailleurs ont été des manquements honteux. Chez moi, on dit : « Okuruga ahamutima gwangye, mutusaasire », c’est-à-dire « Je vous demande pardon du fond du cœur ».

Bien sûr, les mots ne suffisent pas. C’est pourquoi nous avons élaboré un plan d’action en 10 points visant à renforcer les pratiques et politiques d’Oxfam en matière de prévention et de protection et à faire évoluer les mentalités sur nos lieux de travail dans cette optique. Nous allons tout mettre en œuvre pour éradiquer l’exploitation, le harcèlement et les abus aux quatre coins de la confédération, protéger celles et ceux qui travaillent avec nous et rendre justice aux survivant-e-s d’abus. Ce plan matérialise nos excuses et nos engagements par une série d’initiatives.

Nous menons notre plan en suivant huit domaines de travail différents qui composent le cadre définissant la manière dont nous améliorerons notre transparence, notre redevabilité, nos politiques, nos pratiques et notre culture interne, intensifierons les investissements consacrés à la prévention, à la protection et à la formation, travaillerons avec d’autres ONG et réformerons notre recrutement et nos processus de contrôle de sécurité.

Nous publions cette page Web pour faire le point sur les progrès que nous sommes en train de réaliser. Elle sera actualisée tous les six mois, et coïncidera ainsi avec la publication du rapport intermédiaire de la Commission indépendante, en octobre, et avec son rapport final en mai 2019.

Nous sommes déterminés à démontrer aux communautés dans lesquelles nous intervenons, à nos propres collaboratrices et collaborateurs, aux partenaires, aux bailleurs et au public qui nous soutient qu’Oxfam est une organisation digne de confiance. La perfection n’existe pas et nous devrons surmonter de nouvelles épreuves, mais nous nous sommes engagés à bien faire les choses à l’avenir. Nous continuerons de coopérer, d’écouter et d’apprendre.

Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International

Nos engagements et nos actions

Une Commission indépendante de haut niveau sur les comportements sexuels inappropriés, la redevabilité et le changement de culture interne

Notre engagement : Oxfam ne saurait s’exonérer des accusations formulées à son encontre et ne doit pas même essayer. Nous nommerons une Commission de haut niveau qui tiendra ses distances avec Oxfam et sera composée d’éminentes personnalités féminines du monde entier. Elle déterminera le champ de ses attributions, en consultation avec le Conseil d’administration d’Oxfam International. Elle aura les pleins pouvoirs pour examiner les affaires, les politiques, les pratiques et les mentalités passées et présentes. Elle entendra les critiques et les accusations émises, notamment en ce qui concerne les abus de pouvoir et les comportements sexuels répréhensibles. Elle s’efforcera d’établir un historique complet, qui sera rendu public. Oxfam suivra les orientations fournies à travers les recommandations de la Commission, quelles qu’elles soient.

Nos réalisations à ce jour :

  • Le 16 mars 2018, Oxfam a annoncé la création d’une Commission indépendante co-présidée par Zainab Bangura, ancienne Secrétaire générale adjointe des Nations unies et Katherine Sierra, ancienne Vice-présidente de la Banque mondiale. Elles dirigent un groupe d’experts issus du monde des affaires, de gouvernements et de la société civile.
  • La Commission travaille sur un rapport intermédiaire qu’elle publiera en octobre 2018 (conformément à l’engagement de publication d’Oxfam dans les six mois suivant la nomination de la Commission) et sur des recommandations et un rapport final dans les douze mois (en mai 2019).
  • La Commission a défini ses propres protocoles pour s’adresser aux survivant-e-s, aux lanceurs d’alertes, au personnel ou aux personnes concernées qui peuvent contacter les commissaires par divers biais.
  • Les commissaires échangent ensuite avec les directrices et directeurs pays et régionaux d’Oxfam au sujet des visites qu’ils prévoient de faire sur les programmes d’Oxfam entre les mois d’août et d’octobre.
  • La Commission mandate des recherches en recourant à des projets d’écoute (une méthode déjà utilisé par Oxfam Etats-Unis et Oxfam Inde) afin de consacrer plus de temps à l’écoute des points de vue des communautés.
  • La Commission crée actuellement un groupe de référence des survivant-e-s.

Un engagement réaffirmé de collaborer avec toutes les autorités compétentes


Notre engagement : Nous redoublerons d’efforts pour faire preuve de transparence et de notre volonté de coopérer avec les autorités compétentes de façon à rendre justice aux survivant-e-s d’abus et à prévenir toute forme d’abus à l’avenir. Cela impliquera de se mettre proactivement en rapport avec les organismes de régulation et les gouvernements dans les pays où nous intervenons, pour proposer de leur communiquer toutes les informations dont ils souhaiteraient prendre connaissance. Notre objectif est de nous assurer que les autorités retrouvent confiance dans nos politiques et procédures, grâce à notre engagement manifeste de transparence, tout en protégeant la sécurité et la confidentialité des survivant-e-s.

Nos réalisations à ce jour :

  • Oxfam a réitéré son engagement à tout mettre en œuvre pour se conformer aux lois et réglementations de chaque pays où elle intervient, auprès du personnel, des partenaires externes, des bailleurs et des organismes de régulation.
  • Concernant l’affaire en Haïti, nous coopérons avec les autorités sur place, au Royaume-Uni et dans les pays des personnes impliquées.
  • Nous coopérons sur toutes les enquêtes externes au Royaume-Uni, notamment l’enquête statutaire de la Charity Commission et l’enquête de la Commission spéciale du Développement International du Parlement britannique. L’examen d’Oxfam Grande-Bretagne, mené dans le cadre de l’enquête de la Charity Commission, devrait se terminer en juillet 2018.
  • Une série de politiques communes à l’ensemble de la Confédération et un mode opératoire standard sur les affaires de prévention et de protection sont en cours de développement et seront déployés dans l’ensemble de la confédération en septembre/octobre 2018. 
  • Oxfam a rencontré plus de 20 bailleurs institutionnels afin de prendre en compte leurs exigences et de planifier la manière dont nos nouveaux standards opératoires en matière de prévention et de protection répondent à leurs besoins.

Réexaminer les affaires passées et inciter d’autres témoins ou survivant-e-s à se manifester


Notre engagement : Nous devons en profiter pour offrir à quiconque aurait souffert du comportement inapproprié de membres du personnel d’Oxfam la possibilité de rouvrir d’anciens dossiers et de réévaluer s’ils ont ou non été convenablement traités. Dans la négative, nous prendrons dans la mesure du possible des mesures énergiques et conformes à nos valeurs. Cela pourrait conduire à des sanctions disciplinaires, voire au licenciement de membres actuels du personnel. Nous continuerons de faire savoir à notre personnel, nos bénévoles, nos partenaires et nos bénéficiaires qu’il leur est possible et vivement recommandé de signaler tout cas qu’ils auraient vécu ou dont ils auraient été témoins, sans se sentir en mesure de le signaler sur le moment, ou dont ils estimeraient que leur signalement n’a pas été traité convenablement à l’époque. Nous veillerons à disposer d’un système d’alerte efficace, sûr et facile à utiliser pour les membres du personnel, les bénévoles et les personnes extérieures à Oxfam. Davantage de ressources seront mises à disposition pour ce faire, au besoin.

Nos réalisations à ce jour :
  • Oxfam a développé une base de données internationale regroupant toutes les affaires signalées et confirmées de comportements nuisant à la prévention et à la protection, dans l’ensemble de la confédération.
  • Une équipe d’enquête externe à OI a été nommée et a commencé en juillet à examiner une part représentative de l’historique des cas de harcèlement, d’exploitation et d’abus sexuels au sein de la confédération Oxfam, à l’exception d’Oxfam Grande-Bretagne, qui fait l’objet d’un examen à part par la Charity Commission.
  • Oxfam met à disposition des systèmes d’alerte externes et indépendants proposés dans cinq langues pour faciliter le signalement et a communiqué sur ce point avec l’ensemble du personnel.
  • Oxfam a désigné des points focaux experts de la prévention et de la protection dans tous les pays où un programme est en cours. Il s’agit de membres du personnel volontaires et expérimentés qui soutiennent les activités de sensibilisation et de prévention et peuvent servir d’interlocuteurs en cas de plaintes de la part du personnel.

Accroître nos investissements dans la prévention et la protection


 
Notre engagement : La confédération Oxfam augmentera considérablement ses investissements en termes de budget et d’effectifs, afin de s’assurer que les ressources nécessaires sont en place pour garantir la sécurité et le bien-être de toutes celles et ceux qui entrent en contact avec des membres du personnel d’Oxfam. Nous augmenterons également nos investissements dans la formation sur les questions de genre, y compris le recrutement de d’un plus grand nombre de responsables en matière d’égalité des sexes et d'autonomisation des femmes dans les équipes d’intervention humanitaire et de programmes de développement.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Oxfam s’est engagée à investir plus de 2 millions d’euros au total dans le financement d’une Commission indépendante et le déploiement d’une formation dédiée à la prévention et à la protection dans l’ensemble de la confédération, ainsi que dans la création de nouveaux postes, notamment un-e co-directeur/directrice associé-e international-e en charge de la prévention, de la protection et de la culture et sept responsables régionaux experts de la prévention et de la protection. Par ailleurs, les affiliés ont intensifié leurs investissements en matière de prévention et de protection.
  • Nous avons dispensé des formations certifiées par l’intermédiaire de CHS Alliance à Nairobi, Oxford, Dublin, Bangkok, Dakar, Amman et Mexico pour inculquer aux 119 membres du personnel les connaissances et les compétences requises pour devenir enquêteurs/enquêtrices en matière de prévention et de protection. D’autres ONG internationales et organisations partenaires ont participé à certaines de ces formations. Nous prévoyons de créer un pool d’enquêteurs et d’enquêtrices en matière de prévention et de protection dont le champ d’action s’étend à Oxfam et aux ONG internationales.

Renforcer les processus internes        


 
Notre engagement : Nous améliorerons nos processus internes, notamment pour s’assurer que des références officielles ne soient pas données à des personnes ayant eu des comportements inacceptables et postulant dans d’autres organisations. Nous renforcerons la vérification des antécédents et le recrutement du personnel, comme faire de l’engagement de protection un élément obligatoire de la procédure de recrutement et de sélection, ainsi que des critères de gestion des performances, avec l’obligation de suivre une formation aux questions de prévention et de protection pour tout le personnel. Nous renforcerons nos processus d’alerte pour s’assurer qu’ils sont sûrs et faciles d’utilisation. Tous les affiliés Oxfam disposeront de « points focaux prévention » qualifiés, qui assisteront notamment à tous les événements d’envergure organisés par Oxfam. Nous vérifierons que des systèmes fiables sont en place pour le signalement de toute activité présumée illégale aux autorités compétentes.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Nous avons approuvé une nouvelle stratégie de prévention et de protection qui couvre les changements culturels au sein de l’organisation et oriente le renforcement de nos politiques et procédures de prévention et de protection.
  • À compter d’octobre 2018, Oxfam publiera tous les six mois des données anonymes et consolidées sur toutes les enquêtes de prévention et de protection, parmi tous les membres de la confédération, closes au cours de cette période.
  • Nous avons élaboré des définitions communes des cas rentrant dans le cadre de la prévention et de la protection, que nous intégrons actuellement dans une procédure d'exploitation standardisée (SOP, Standard Operating Procedure).
  • Oxfam a élaboré un système de contact centralisé pour gérer toutes les demandes concernant les références du personnel et dispose désormais de responsables accrédités au sein de chaque affilié Oxfam. Lorsque la loi le permet, les cas de faute grave, notamment les abus sexuels, apparaîtront clairement dans les références du personnel.
  • Nous travaillons à la mise en place de contrôles plus approfondis et normalisés en amont de l’embauche pour les nouveaux employés, au sein d’Oxfam et dans le secteur.
  • Nous faisons de la prévention et de la protection une composante obligatoire au moment du recrutement du personnel.
  • Nous avons créé une base de données commune à toute la confédération qui englobe toutes les affaires signalées au cours des 10 dernières années et qui est désormais actualisée en temps réel avec tout nouveau cas confirmé, afin de garantir un signalement précis et à jour, tout en assurant la confidentialité.
  • Nous dispenserons une formation sur deux jours à destination des « points focaux prévention » dans la région de la Corne/l’Est de l’Afrique en juillet et déploierons cette formation dans tous les pays « à haut risque » d’ici fin 2018, puis dans les sept régions d’Oxfam d’ici mars 2019.
  • 200 membres du personnel ont participé à une formation de sensibilisation, de prévention et de protection en Éthiopie en juin.
  • Une formation en ligne dédiée à la prévention et à la protection sera déployée en août/septembre 2018 auprès de l’ensemble du personnel pour évaluer les progrès réalisés en matière de compréhension et de renforcement de la prévention et de la protection.
  • De nouvelles pratiques, procédures et politiques de prévention et de protection sont en cours de développement pour garantir l’homogénéité dans toute la confédération, tout en s’adaptant aux contextes juridiques locaux : Politique SHEA (sexual harassment, exploitation and abuse) commune à l’ensemble de la confédération ; Politique de prévention et protection des enfants commune à l’ensemble de la confédération ; Protocole et politique de soutien des survivant-e-s commune à l’ensemble de la confédération

Renforcer une culture de tolérance zéro à l’égard du harcèlement, des abus et de l’exploitation


Notre engagement : Nous nous attacherons à changer les mentalités qui permettent toute forme de harcèlement, d’exploitation, de discrimination ou d’abus au sein d’Oxfam et à les diffuser dans l’ensemble du secteur. Nous collaborerons avec d’autres agences pour soutenir la transition culturelle d’Oxfam. Nous créerons un groupe de travail dédié à la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (« PSEA Taskforce ») qui formulera des recommandations qui seront mises en œuvre dans les plus brefs délais.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Nous encourageons activement le personnel d’Oxfam à enregistrer une plainte en toute confiance par l’intermédiaire de l’un des canaux disponibles : discussions au sein d’une équipe, mises à jour internes régulières, webinaires et forums en ligne.
  • En février, nous avons publié une version à jour du code de conduite commun à l’ensemble de la confédération ; la plupart du personnel a déjà discuté et approuvé ce code lors de réunions d’équipe.
  • Un catalogue de formations en ligne, notamment sur la justice entre les femmes et les hommes, les questions de genre et de pouvoir, est actuellement diffusé au sein de la confédération.
  • Plus de 40 membres du personnel dans le monde se sont portés volontaires pour participer à des initiatives visant à changer les mentalités au sein d’Oxfam. Par exemple, le groupe baptisé « Living Our Values Everyday » (Vivre nos valeurs au quotidien) a créé un réseau social interne à Oxfam pour encourager le débat et les discussions sur l’évolution des mentalités.

Collaborer avec nos homologues du secteur pour combattre les abus physiques, sexuels et psychologiques


Notre engagement : Reconnaissant que nous ne pourrons pas, à nous seuls, mettre en place certaines mesures qui s’imposent, nous travaillerons en collaboration avec le reste du secteur pour garantir la sécurité de toute personne. Cela est particulièrement nécessaire concernant les mesures pour empêcher les personnes qui ont eu un comportement inacceptable et ont perdu leur emploi de passer dans une autre organisation. Nous collaborerons avec les agences des Nations unies, l’International Civil Society Centre et d’autres plateformes conjointes d’ONG, afin d’adopter des propositions qui nous permettront de progresser à l’échelle du secteur. Nous contribuerons aux travaux initiés par la coalition BOND au Royaume-Uni afin de mettre au point un concept de passeport humanitaire et/ou de système anti-récidivistes hébergé par un organisme officiel tel que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Oxfam discute actuellement avec le Comité directeur pour l'action humanitaire et les Nations unies afin d’établir des processus de passeport et d’accréditation pour le personnel dans l’ensemble du secteur humanitaire.
  • La directrice générale d’Oxfam International a pris la parole devant le Conseil consultatif de la Banque mondiale sur les questions de genre et de développement afin de partager les connaissances et les programmes d’Oxfam avec les banques et les ministères. Elle s’est également adressée aux dirigeant-e-s et président-e-s de notre secteur lors d’un séminaire organisé par le Centre international de la société civile et lors des journées européennes du développement à Bruxelles.
  • Les affiliés d’Oxfam prennent tous activement des initiatives dans leur propre pays. Par exemple, la directrice d’Oxfam Etats-Unis joue un rôle phare dans le travail de prévention et de protection parmi les autres ONG internationales aux États-Unis, notamment au sein de l’alliance Interaction. Les directeurs et directrices d’Oxfam Québec et Oxfam Canada ont rejoint le nouveau Comité directeur dédié à la prévention et à la résolution des comportements sexuels répréhensibles aux côtés de dix autres dirigeant-e-s d’ONG, à l’initiative du Conseil canadien pour la coopération internationale. Le directeur d’Oxfam Grande-Bretagne a débattu avec les autres agences d’aide des programmes de gestion des cas de harcèlement, d’exploitation et d’abus sexuels lors d’un sommet consacré à la prévention et à la protection à Londres en mars 2018, résultant sur la publication de cette déclaration conjointe.

Collaborer activement avec nos partenaires et alliés, en particulier avec les organisations de défense des droits des femmes


Notre engagement : Nous contacterons nos partenaires et alliés pour restaurer la confiance et solliciter leur avis sur les enseignements à tirer et les améliorations à apporter. Il nous appartient tout particulièrement de nous ouvrir aux organisations de défense des droits des femmes et à celles qui travaillent dans le domaine de la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PSEA) afin de répondre à leurs questions, d’entendre leurs réflexions et leurs préoccupations, et de veiller à définir nos réponses en consultation avec elles.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Nous discutons des normes éthiques et de prévention et protection avec de nombreuses organisations partenaires, notamment concernant nos attentes sur la façon de protéger leur personnel et leurs parties prenantes contre les comportements abusifs, de signaler les cas, ainsi que sur les mesures à disposition pour protéger les survivant-e-s, comme des lignes d’alerte directes et sûres.
  • Nous avons élaboré une étude pour déterminer ce que les partenaires ont mis en place en matière de prévention et de protection, de fraude et de possibilité de témoigner des communautés.
  • Nous avons partagé des mises à jour sur notre intervention et répondu aux questions de nos partenaires et alliés dans le monde, notamment de nombreuses organisations de défense des droits des femmes.

 

Écouter le public


 
Notre engagement : Nous serons à l’écoute des personnes qui nous soutiennent à travers le monde et nous apprendrons de leurs avis. Nous établirons un véritable dialogue avec celles-ci, répondant à leurs préoccupations et leur expliquant les mesures que nous prenons pour apprendre et changer.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • Nous avons reçu un grand nombre de messages, à la fois critiques et encourageants, de la part du public au cours des derniers mois. Nous mettons tout en œuvre pour répondre personnellement à chaque contact et nous conservons leur message.
  • Oxfam Grande-Bretagne s’impliquera directement auprès du public au cours des prochains mois pour savoir ce qu’il pense et ce qu’il attend de nous pour conserver ou regagner son soutien.
  • Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, a été interviewée sur Al-Jazeera dans une émission consacrée à la prévention de l’exploitation et des abus sexuels dans le secteur, autour de discussions sur les causes primaires des abus sexuels et sur le cap qu’Oxfam et le secteur doivent suivre : https://www.youtube.com/watch?v=NQ61c_L2EMw.

Réaffirmer et renforcer notre engagement en matière de justice entre les femmes et les hommes


Notre engagement : Nous réitérerons et renforcerons notre engagement d’inscrire les droits des femmes et la justice entre les femmes et les hommes au cœur de notre action. Reconnaissant que notre organisation a encore beaucoup à apprendre et à rectifier, Oxfam continuera d’investir davantage dans le travail de plaidoyer, les campagnes et les programmes visant à combattre les injustices dont souffrent les femmes en situation de pauvreté dans le monde. Cela suppose de nous attaquer aux normes sociales qui alimentent les violences faites aux femmes, de mener campagne pour corriger les déséquilibres de pouvoir systématiques qui enferment les femmes dans la pauvreté, et de nous associer aux organisations féministes et de défense des droits des femmes pour combattre les injustices basées sur le genre à tous les échelons. Cela passe également par le renforcement de nos programmes humanitaires et de développement permettant d’apporter un changement réel et durable dans la vie des femmes en situation de pauvreté.
 
Nos réalisations à ce jour :
  • L’équipe en charge des campagnes internationales d’Oxfam remanie le programme de campagnes d’Oxfam afin de renforcer et de pleinement intégrer les approches sensibles au genre dans les quatre campagnes internationales.
  • En plus de donner une impulsion à la campagne visant à éradiquer les violences faites aux filles et aux femmes, la nouvelle campagne « La face cachée des prix » porte sur l’exploitation des productrices et transformatrices dans les chaînes de valeur alimentaires.
  • La confédération Oxfam a récemment lancé la campagne internationale #ShePaysthePrice pour aborder la justice fiscale du point de vue des filles et des femmes.
  • En outre, l’équipe a travaillé avec le groupe Women’s Rights Capacity Development d’Oxfam pour créer un guide féministe sur le travail d’influence (« Feminist Guide to Influencing ») afin de contribuer à l’élaboration des projets de demain.