COP 23 : les négociations doivent avancer sur trois dossiers prioritaires

15/11/2017

La  première étape de négociations de la COP23 vient de se conclure, et les décisions  sont désormais entre les mains des ministres et des hauts-représentants de chaque pays. Il leur incombe de de se ressaisir sur les engagements financiers, très insuffisants jusqu’à présent.

A l’exception de l’Allemagne, les pays riches sont en effet arrivés les mains vides à Bonn, et ne prévoient pas de déclarations significatives  d’ici à la fin des négociations. Aucun accord sur les financements pour les « pertes et dommages » n’a non plus été conclu [1]. A ce jour, des dizaines de milliards de dollars manquent à l’engagement des 100 milliards annuels, notamment pour le financement de l’adaptation  Pourtant l’échéance de 2020 se rapproche dangereusement. La remobilisation des acteurs politique est nécessaire pour que la COP23 ne se termine pas sur un aveu d’impuissance. Pour cela, Oxfam insiste sur trois priorités pour ces négociations :

  • A minima, obtenir un accord qui oblige les pays riches à démontrer comment ils vont financer le déficit de financement constaté aujourd’hui. Les pays riches doivent montrer leur détermination et leur plan d’action pour tenir l’engagement des 100 milliards de dollars annuels d’ici 2020.
  • Alors que la proposition actuelle sur le financement des « pertes et dommages » est inappropriée, elle doit être remplacée par un processus légitime pour explorer des pistes de financements pour les pertes et dommages, et pas par une simple et unique session de travail l’année prochaine.
  • Les ministres doivent pleinement intégrer le Fonds d’Adaptation les intégrer à l’Accord de Paris. Rien n’empêche de prendre cette décision à Bonn. Les promesses sur les financements climat sont tellement maigres que les pays riches doivent s’engager sur ce point.

Pour Armelle Le Comte, responsable du plaidoyer à Oxfam France et membre de la délégation Oxfam à Bonn : « Cette année a été très dure en termes de catastrophes climatiques : les ouragans ont pulvérisé des records de violence, les sécheresses ont eu des conséquences dramatiques pour les populations vulnérables en exacerbant la faim… Conclure la COP23 sans un engagement financier en soutien fort vers les communautés affectées par le changement climatique est purement inconscient et irresponsable. Il reste du temps aux représentants des Etats pour aller de l’avant et montrer leur détermination dans le sens d’une vraie justice climatique. »

Contacts

Laurent Ciarabelli
Responsable de la campagne climat et agriculture d’Oxfam France
+336 51 15 54 38
@CrbLaurent
lciarabelli@oxfamfrance.org

Notes aux rédactions

[1] Communiqué de presse d’Oxfam du 14 novembre 2017 https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/changement-climatique/cop-23-pertes-et-dommages-sous-perfusion