Accès à la santé

L'accès à des soins de santé de qualité est un droit fondamental et non un luxe. Chaque individu devrait pouvoir se rendre dans un centre de santé ou dans un hôpital, et obtenir les soins et médicaments dont il a besoin. Pourtant, aujourd’hui dans les pays en développement, des millions de personnes en sont totalement privées, en particulier à cause de raisons financières. Permettre à toutes et tous d'avoir accès aux soins constitue un défi énorme, mais possible.
Une mère et son bébé, Hôpital d'Achimota, Accra au Ghana.
Delphine Bedel / Oxfam - 2010
L'accès à des soins de santé de qualité est un droit fondamental et non un luxe. Chaque individu devrait pouvoir se rendre dans un centre de santé ou dans un hôpital, et obtenir les soins et médicaments dont il a besoin. Pourtant, aujourd’hui dans les pays en développement, des millions de personnes en sont totalement privées, en particulier à cause de raisons financières. Permettre à toutes et tous d'avoir accès aux soins constitue un défi énorme, mais possible.
  • Chaque minute, trois personnes meurent de maladies liées au VIH-sida 
  • Chaque jour, 800 femmes meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement
  • Chaque jour, 3300 enfants de moins de 5 ans meurent de pneumonie
  • Chaque année, plus de 100 millions de personnes basculent dans la pauvreté suite à des dépenses de santé auxquelles ils ne peuvent faire face.

La santé doit être un droit et un bien public accessible à toutes et tous.
Les gouvernements des pays en développement doivent être en mesure d’investir dans leurs services de santé pour un accès universel aux soins. Les pays riches doivent quant à eux respecter leurs engagements d’aide au développement en matière de santé et mener des politiques cohérentes, n’allant pas en défaveur du droit à la santé pour toutes et tous.

Pour cela Oxfam France, au sein du réseau Oxfam, concentre son action sur trois axes

Le financement de la santé

  • par une aide publique au développement en matière de santé plus importante, plus stable, plus prévisible. L’aide en matière de santé doit contribuer au renforcement des systèmes de santé et appuyer notamment les pays dans leurs politiques de protection sociale en santé ;
  • par le renforcement des ressources domestiques allouées à la santé. Les gouvernements des pays en développement doivent pouvoir jouir de tout l’espace fiscal et politique nécessaire pour augmenter les ressources budgétaires, et la société civile locale doit avoir les capacités de demander l’allocation d’une part plus importante des budgets nationaux à la santé.

L’amélioration de l’équité des services de santé

  • par la suppression du paiement direct par les usagers des services de santé au point d’utilisation, car cela exclut les plus pauvres de l’accès aux soins ;
  • par la réaffirmation du rôle primordial du secteur public de la santé, le seul à même de garantir un accès aux soins pour les plus pauvres ;
  • par la mise en place de politiques de protection sociale en santé visant à offrir un accès universel aux services de santé pour toutes et tous.
  • Par une priorité donnée à la santé des femmes et la lutte contre les inégalités de genre dans l’accès aux services de santé

Le renforcement des systèmes de santé

  • des personnels de santé en plus grand nombre, mieux formés et revalorisés dans le secteur public ;
  • la mise à disposition de médicaments de qualité à bas prix, y compris de copies génériques de médicaments brevetés ;
  • par un appui des pays donateurs au renforcement des systèmes de santé, une meilleure coordination de l’aide au développement en matière de santé et le renforcement des initiatives visant à une meilleure gouvernance de la santé.