Urgence Philippines

Typhon Haiyan

Cette photo a été prise le 11 novembre 2013, quelques jours à peine après le passage du typhon Haiyan, dans la ville de Hernani, sur l'île de Samar. Crédit : EPA / Dennis M. Sabangan

Le 8 novembre 2013, le supertyphon Haiyan (baptisé localement Yolanda), l’un des plus puissants jamais enregistrés, a frappé violemment les Philippines.
Il a touché plus de 16 millions de personnes. Plus de 8 000 personnes sont mortes et 4,1 millions de Philippins ont été déplacés.

Sur place, les équipes d’Oxfam se mobilisent pour venir en aide aux victimes et aider la population à reconstruire maisons et infrastructures et à retrouver des moyens de subsistance durable. Grâce à votre soutien, nous avons déjà pu aider plus de 730 000 personnes.

Plus d’un million d’habitations ont été détruites ou endommagées. Des villages entiers ont été rasés. Dans les semaines qui ont suivi le typhon, notre priorité a été de fournir eau potable, nourriture, abri et produits de première nécessité aux Philippins. En parallèle de ces distributions d'urgence, nous avons également mis en place des programmes visant à aider les victimes de Haiyan à reconstruire leur avenir.

Nos équipes sur place ont par exemple distribué plus de 100 000 kits d’hygiène, pour prévenir les maladies, contenant 3,5kg de savon, un porte-savon, deux serviettes et deux packs familiaux de dentifrice en poudre, des sachets de sels de réhydratation orale, ainsi que du produit vaisselle et de la lessive. Nous avons aussi distribué du matériel d’assainissement d’eau, des couvertures et des bâches, ainsi que de la nourriture. Enfin, nous avons également construit des toilettes et d'autres équipements sanitaires indispensables. Ainsi à Tacloban, nous avons travaillé avec les autorités locales à réparer le réseau d'eau endommagé et à le remettre en fonctionnement en fournissant générateur et carburant pour l'alimenter. Grâce à ces efforts, plus de 200 000 personnes, dans une des régions les plus touchées ont pu avoir un accès à de l'eau potable, quelques jours seulement après le passage du typhon.

Dès le mois de décembre, nous avons commencé à distribuer des semences et à aider les agriculteurs à remettre leurs champs en état, pour assurer aux communautés touchées une récolte minimum. Nous soutenons les producteurs de noix de coco, l'une des secteurs agricoles les plus importants du pays. Nous travaillons avec eux à restaurer les plantations et à trouver des moyens de subsitances alternatifs pour le moyen terme. Nous aidons aussi les pêcheurs à réparer leurs bateaux et leurs outils de pêche et à réhabiliter la mangrove, indispensable à la reproduction des poissons.

Parmi les 4 millions de déplacés à cause de Haiyan, beaucoup vivaient en-dessous du seuil de pauvreté. Oxfam a contruire à construire des abris d'urgence mais il est temps de penser à long terme. Nous menons un travail de plaidoyer auprès du gouvernement pour que le plan de relogement de celui-ci corresponde réellement aux besoins des populations.

Oxfam est présente aux Philippines depuis plus de 30 ans et nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour des urgences humanitaires suite à des inondations ou des typhons : en 2003, en 2004, en 2006, en 2010, en 2010, en 2011 et en 2012. A chaque fois, les plus pauvres sont les plus touchés. Si la réponse d’urgence est la première priorité après une catastrophe humanitaire, il est indispensable que les bailleurs internationaux soutiennent le pays dans une stratégie de reconstruction et de résilience durables.

Pour en savoir plus sur notre travail aux Philippines, suivez la page Facebook : Oxfam sa Pilipinas

Le coût du changement climatique

L’ampleur de cette catastrophe met en lumière de manière terrible l’importance de mesures pour faire face à l’impact du changement climatique, encore plus visible lors d’ouragans ou d’inondations. Il est urgent que plus de moyens soient dégagés pour aider les pays en développement à diminuer leur vulnérabilité au changement climatique. C’est pourquoi nous nous battons pour obtenir des financements dédiés à l’adaptation des pays en développement.

Cet argent peut aider les petits paysans, par exemple, à adapter leurs techniques agricoles aux pluies diluviennes ou d’avoir accès plus facilement à des informations météorologiques précises pour mieux prévoir leurs récoltes. Cet argent peut aussi permettre la mise en place de systèmes d’alerte précoce pour réagir rapidement à l’annonce d’ouragans ou de cyclones.

Il s’agit d’investir dans des vies humaines mais aussi dans la réduction des coûts : chaque euro investi dans la réduction des risques dans les pays en développement permet d’épargner environ 7 euros dépensés pour répondre aux catastrophes.