Charbon : faites ce que je dis, pas ce que je fais

Un an après la COP21, où en est-on du charbon caché de la France ?

15/12/2016
Pour pouvoir limiter le réchauffement en-dessous de 2°C et si possible 1,5°C par rapport à la période préindustrielle, comme s’y sont engagés les pays à la 21e Conférence internationale sur le climat (COP21), le charbon est la première énergie fossile à laquelle il faut rapidement renoncer.
 
Pourtant, deux énergéticiens français, EDF et ENGIE, détenus respectivement à 84,9 % et 33 % par l’État, possèdent toujours 34 centrales à charbon en opération dans le monde : 19 pour ENGIE et 15 pour EDF.
Un an et demi après le premier état des lieux des centrales à charbon des entreprises françaises « Emissions d’État – Comment les centrales à charbon d’EDF et ENGIE réchauffent la planète » (mai 2015), les Amis de la Terre France, Oxfam France et le Réseau Action Climat dressent de nouveau le bilan du charbon caché de la France.
 
Revente des actifs « charbon » pour éviter les coûts de fermeture, partenariat avec des entreprises peu scrupuleuses, ouverture d’une nouvelle centrale en Mongolie : malgré les engagements climat pris par la France à la COP21, les deux énergéticiens détenus par l’État sont loin de mettre fin à leurs activités climaticides.
 
Un an après la COP21, c’est l’occasion de rappeler la responsabilité de l’État actionnaire et la nécessité d’une planification de la fermeture du parc charbonnier d’EDF et ENGIE d’ici 2020, qui prenne en compte l’ensemble des enjeux sociaux et environnementaux.